Podcast ci-dessous en OGG ou en MP3 ici.

Augustin et Arthur, deux jeunes élèves de CM2, ont la fâcheuse tendance de ne pas du tout s’entendre. Tous deux sont en effet issus de deux groupes de copains différents, qui n’ont pas exactement les mêmes opinions, notamment sur l’origine de l’Univers. De plus, une gue-guerre fait rage entre ces deux tribus, comme dirait Arthur, ce qui engendre quelques bagarres à la récréation : ils se vengent à tour de rôle.

Le corps enseignant est plutôt choqué de ces mésententes continuelles, allants jusqu’à prendre à partie un membre d’une tribu s’il a la malchance de se retrouver tout seul au mauvais endroit, au mauvais moment. Les parents, sous la pression des professeurs ayant le recul nécessaire pour témoigner de cette infantilité prononcée, tentent de rappeler à l’ordre leurs enfants, non sans mal.

Il convient donc leur remémorer qu’il est important de se respecter les uns envers les autres. Chaque parent essaye de faire réagir son enfant sur sa bêtise en allant parfois même jusqu’à citer ses croyances profondément inculquées mais, même le célèbre « Aimez-vous les uns les autres » ne fonctionne pas. Personne ne sait comment contrer cette violence et cette haine enfoui si loin dans le coeur de chacun. Oh, il y a bien eu ce petit Nelson, quelques décennies de cela, qui a réussi à apaiser toute une école à lui tout seul. Mais ce temps est si loin, comprenez, il est parti il y a déjà… un mois et demi.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

Voici une citation bien connu de ces jeunes qui savent attendre patiemment leurs ennemis, ceux de l’autre tribu, au moment où ils sont les plus vulnérables, pour jouer la surprise et réussir leur attaque.

mort

Sauf que ce jour-là, le sang de cet homme est plutôt chaud, battu à mort, par une tribu en quête de vengeance, il y a quelques heures seulement. Il a en effet eu la mésaventure de se retrouver face à face avec des membres du groupe adverse. Les professeurs en uniforme couleur kaki n’ont rien pu faire malgré leur nombre toujours grandissant suite aux demandes d’un parent souvent reconnu pour ses talents de motard, chevauchant comme jamais son objet dans chaque coin de Paris pour é-Gayet ses nuits.

Les parents sont démunis, ils n’ont plus d’idées pour atténuer cette violence digne d’un cercle vicieux où l’on venge des Hommes qui ont été tués par vengeance. Pour encadrer cette haine, la seule idée valide semble être une action venant de l’intérieur. Le pardon apparaît ainsi comme l’unique solution pour éviter l’inévitable, mais il n’est malheureusement prôné dans aucune desdites tribus, mais je me trompe peut-être…

Pour fermer cette coquetterie d’ordre écrit, je vous laisse avec une lueur d’espoir : une toute jeune maman est apparu pour trouver, peut-être, le moyen de guider les élèves Centrafricains vers la paix.

Écrit par Walane

Bonjour.

This article has 9 comments

  1. Allchimik Reply

    Heu… ouai sauf que si on envoyait vraiment l’armée là-bas pour rétablir la paix, ça fait déjà 20 ans qu’on aurait dû intervenir au Cambodge / Palestine / Afrique en général / Tibet / Pakistan / Tchétchénie / …

    Peut être juste que Dassault a donné trop de pots de vin et n’a plus de tunes, alors son gentil petit journal a un tantinet exagéré la situation pour avoir l’opinion favorable puis intervenir et vendre des armes où on ne l’avais pas encore fait ?

    En tout cas, belle illustration de la guerre. M’enfin, on s’éclate la tête à coup de cailloux depuis qu’on a domestiqué le feu, alors ça changera pas demain 😉

    • Walane Reply

      Je n’expose pas d’avis sur l’utilité de la présence militaire française en centrafrique mais je pense qu’il faut une action interne. Et pourquoi pas, à ce moment-là, recevoir une aide d’autres forces.

      En tout cas, belle illustration de la guerre

      Merci, c’est juste éreintant de voir ces malheurs causés par des idéologies…

  2. Dwayn ou last-geek Reply

    On aurait pu se demander pourquoi le fameux « Aimez vous les uns les autres » ou « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » ne fonctionne pas avec l’enfant, et plus largement, avec l’homme.
    Le problème, c’est que l’homme n’est pas porté à l’empathie. A la fois naturellement mais aussi de par son éducation. Naturellement car il ne ressentira jamais avec autant d’émotions la souffrance des autres que la sienne, et que, à tout prendre, l’enfant – et l’homme plus généralement – préfère encore faire souffrir que souffrir, telle est la loi naturelle.
    On va dire que l’homme-enfant n’est pas aidé non plus. Avec des idéologies, des traditions, des croyances fétichistes, on justifie les actes les plus stupides qui aient jamais étés. Et après qu’on ose dire que l’homme n’est pas la bête la plus conne sur Terre !

    • Walane Reply

      Je ne peux qu’adhérer à tes dires, surtout le dernier paragraphe.
      Mais j’ai tout de même envie de croire à l’utopie d’un monde un peu moins égoïste. Pour moi, les petites actions de tous les jours sont au mêmes niveaux que ces drames.

      • Dwayn ou last-geek Reply

        « un monde un peu moins égoïste ». Un optimiste aurait dit « un monde altruiste ». Il faut croire que l’égoïsme doit être nécessaire, à une certaine dose, comme les plantes qui tuent ou guérissent, selon la quantité.
        A propos de ta dernière phrase, je ne suis pas trop convaincu. Pour moi les actes quotidiens sont encore plus mesquins. Ils montrent la médiocrité possible de l’homme jusque dans des actions insignifiante. Alors comment changer le monde ?

  3. Allchimik Reply

    Tiens, ça me rappelle un truc aussi ton article. Une citation (un carambar pour celui qui retrouve le film sans moteur de recherche 😀 ) :

    ——

    Je pense que le moment est venu de vous dire ce que j’ai appris, d’en tirer une conclusion, non ? Et bien ma conclusion c’est que la haine est une saloperie ! La vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine ! Ça n’en vaut pas la peine. Derek dit toujours que c’est bien de terminer un devoir par une citation, il dit que quelqu’un a déjà dû en faire une bonne, si on ne peut pas faire mieux, autant la lui emprunter carrément ! J’ai choisi celle-là et j’espère qu’elle vous plaira :

    « Nous ne sommes pas ennemis, mais amis ! Nous ne devons pas être ennemis. Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser l’affection qui nous lie. Les cordes sensibles de la mémoire vibreront dès qu’on les touchera, elles raisonneront au contact de ce qu’il y a de meilleur en nous. »

    ——

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *